LatinTour Chapitre 17 : 1000km de stop dans le désert !

Ce matin, nous partons pour la Serena. Un bref arrêt à Vicuña nous permet de discuter une dernière fois avec une amie de la famille, avec qui nous avions partagé quelques rires et qui nous avait bien aidés.

Après une tentative de camping ratée à la Serena, nous retrouvons le même hostel qui m’avait accueilli lors de ma première venue ici. Nous y faisons la douce connaissance de deux français et d’un canadien, avec qui nous partageons quelques verres. 

Le lendemain sera une véritable bouffée d’oxygène pour moi : après un mois dans le désert, les retrouvailles avec les vagues sont un vrai régal.

En outre, les volontaires de l’hostel organisent un concert en scène libre, auquel nous assistons à notre retour : entre une volontaire à la voix cristalline, un des français qui nous fait de superbes reprises de Renaud, et Diego qui dévoile ses talents de guitariste, je passe une excellente soirée ! Nous la terminerons en karaoké général, dans une joyeuse ambiance de colonie de vacances. 

Le lendemain, après une discussion intéressante avec un Écossais plutôt atypique, nous partons à la plage pour faire un peu d’exercice et nous délecter du paysage. De retour à l’auberge, je m’entraîne maladroitement à la guitare, avant d’aller dormir, car demain une grosse journée nous attends. 

En effet, nous avons pour ambition de rejoindre San Pedro de Atacama, à plus de 1000km de La Serena, au nord du Chili, en stop. 

Nous démarrons cette journée bien trop tard ( Si vous projetez de faire de longues distances en stop, plus vous partez tôt le matin, et plus vous aurez de chances de rejoindre votre destination dans la journée, ou du moins de vous en rapprocher ). 

En excellents mauvais exemples, il est déjà midi passé quand nous atteignons la route nord pour stopper. Une bonne demi heure d’attente plus tard, un homme très doux s’arrête et nous avance de 150km ! Il nous dépose à l’orée d’un village, dans une station service où nous déjeunons avant de repartir en quête de voitures. 

Après une dizaine de minutes d’attente, un camionneur s’arrête à nouveau, et nous emmène à Diego de Almagro. En discutant, il nous propose même de planter notre tente dans son jardin, et nous offre du travail. Diego refuse, et, à notre arrivée au village, le camionneur nous dépose sur un rond point, sans mot dire à propos de son jardin, l’air vexé du refus.

Il est 22h et nous galèrons à trouver un logement abordable. Nous déposons nos sacs au commissariat, afin de partir plus sereinement à la recherche d’un toit. Nous finissons dans un hôtel peu économique, mais sûr : cette petite ville ne nous inspire pas, et nous sommes probablement les seuls touristes à s’y aventurer.

La chance sera avec nous le jour suivant : une voiture nous prends jusqu’au croisement de l’autoroute, après à peine deux minutes d’attente. Perdus dans le désert au niveau de ce croisement, nous n’y resterons pas longtemps, puisque cinq minutes plus tard, un camionneur Colombien s’arrête et nous emmènera sur 500km jusqu’à Calama, à 1h de San Pedro !

Contrairement à celui de la veille qui nous mettait assez mal à l’aise, celui-ci est adorable. Il nous cuisine même un excellent plat à base d’haricots noirs, au beau milieu du désert !  Nous passerons la nuit à Calama, avant de prendre le premier bus pour San Pedro, le lendemain matin.

San Pedro, de loin, semble être une Oasis géante. Les rues me rappellent certains décors Péruviens ou Marocains, malgré la verdure qui y pousse parcimonieusement. Cependant, la ville est extrêmement touristique : elle fait partie, avec Torres del Paine, des deux incontournables Chillien.

Après plusieurs refus de Couchsurfeurs ( il est plus difficile de trouver quand on est deux ), nous trouvons un hostel peu cher, dont le bas coût est justifié par un manque d’espace. Le soir, nous papotons avec quelques clients, avant de continuer la soirée dehors : c’est le carnaval. 

Ici, la tradition veut que toutes les personnes consentantes voient faire irruption chez elles la fanfare et les  » carnavalistes « , leur jetant de la farine au visage. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, assise tranquillement autour d’une table de pique-nique, un enfant venant de derrière, m’étala de quoi faire un bon gâteau sur la figure !

Nous continuerons la soirée avec un groupe de Japonais, avec qui nous prendrons part aux festivités, et nous verrons offrir, traditionnellement, un certain nombre de verres de vin. Nous suivrons la fanfare à travers les rues de cette petite ville jusqu’à tard dans la nuit.

Le jour suivant, nous partons avec des proches de Diego au Salar de Atacama, où nous avons la joie de nous baigner dans la Laguna Céjar. Six fois plus salée que l’eau de mer, on y flotte tant que s’en est presque magique ! Nous admirerons également los Ojos del Salado, ainsi que la Valle de Marte.

Le lendemain, nous partons à 4h du matin de San Pedro, afin de contempler le lever de soleil sur les Geysers del Tatio, que l’on admire de loin, derrière des barrières, mises en places depuis la mort de l’ambassadrice Belge quelques années plus tôt. Je partage un dernier repas avec les proches de Diego. Demain, il rentrera avec eux sur Santiago. Quant à moi, je pars au Salar d’Uyuni, le plus grand et le plus haut désert de sel du monde, en Bolivie.

À suivre : Le plus beau payage de ma vie en Bolivie !

J’espère que le dix-septième Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

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6 commentaires

  1. Encore une fois pas mal de mésaventures et de surprises sur ce parcours, mais au total c’est ce qui laisse des souvenirs à raconter. Je suis maintenant curieux des impressions sur le Sud Lipez, c’est une région vraiment hors du commun, avec en plus le défi de l’altitude. Merci de partager.

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  2. Hello quand je lis ton article quelle aventure, mais à 2 cest plus rassurant, en tout cas l’occasion de nombreuses rencontres, assez bonnes dans l’ensemble, le plus difficile semble trouver un endroit où dormir bisous

    Aimé par 1 personne

    1. Oui à deux on peut se permettre de plus se reposer l’un sur l’autre, c’est très différent que d’être seul ! Effectivement, lorsque l’on souhaite dormir pas cher, les campings et les couchsurfing dépendent plus du bon vouloir des locaux et moins de nous, les choses s’organisent plus au dernier moment, c’est ce que j’aime, la surprise et la spontanéité !

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