Carnet de Voyage Chapitre 14 : Folies nocturnes à Santiago de Chile, et Mendoza

De retour à Santiago, j’y retrouve, dès mon arrivée, ce que j’y préférait : le métro. 

Je déniche un petit hostel dans le centre, pour 5€ la nuit, dont la population est constituée d’une majorité de volontaires. Coïncidence : j’y croise un des français du Chapitre 12 ( https://lacobayeailee.com/2020/05/10/carnet-de-voyage-chapitre-12-je-me-fais-tatouer-au-chili/ ) !

Initialement revenue afin de rejoindre mes amis, ( l’Allemand, Diego ( le Chillien ), et le couple d’Allemands du Chapitre 11 ), je retrouve Diego, pour cause de jet lag des autres. J’en profite pour goûter l’une des innombrables boissons Chilliennes, à base de glace et de vin : le terremoto. Signifiant  » tremblement de terre  » en Espagnol, le moins que l’on puisse dire est qu’il porte bien son nom !

L’Allemand du couple nous rejoindra plus tard dans la soirée. Nous profitons du calme de la nuit, sur un banc de la Plaza Bustamente, lorsqu’un homme vient nous accoster, un cutter à la main, réclamant de l’argent afin d’acheter sa dose ! Après quelques frayeurs et autres  » arguments  » de Diego, il nous laissera finalement tranquille. 

Nous terminons la soirée à l’hôtel de l’Allemand, qui, ayant des allures de cinq étoiles, et situé sur la place principale de Santiago, domine tout le centre de la capitale. Nous nous installons sur son toit, où nous passerons la nuit entière, autour d’une guitare et d’un violon ! Diego me raccompagnera à l’hostel vers 7h du matin, avant de rentrer chez lui en Uber. 

Le lendemain, une gueule de bois et quelques mecs assez lourds, gâchent ma journée, mais un appel avec mon meilleur ami me réconfortera.

Le jour suivant, nous rejoignons enfin l’Allemand, Diego, ainsi qu’une amie à lui. Nous nous rendons au cerró Santa Lucia, petite colline au sein de la ville, offrant une vue sur celle-ci, certes, moins saisissante que celle du Cerró San Cristóbal, mais en permettant une perspective de 360°. Nous dégustons des Waffles ( grande gaufre salée, consommée tel un sandwich ), avant de boire un verre dans un café, par une chaleur écrasante. 

Les au-revoirs avec l’Allemand prennent des allures d’adieux, comme trop souvent en voyage. Nous nous réconfortons, avec Diego, autour d’une glace au Lúcuma ( petit fruit aux allures de pomme, très présent dans les Andes ), et je découvre également la Sopaipilla ( tortilla de farine, frite ).

Je suis témoin d’une scène inédite pour moi : la police nationale, roulant en tanks dans le centre, Karcherisant l’ensemble des piétons à vingt mètres à la ronde ( incluant des poussettes et autres familles ) !

Ce soir, départ pour Mendoza, en Argentine, capitale eunologique du pays. Je rejoindrait Diego dans le nord du pays, d’ici une semaine, afin d’y rester en volontariat. Décidément, les coïncidences se multiplient pour moi ces jours-ci : les français du Chapitre 3 ( https://lacobayeailee.com/2020/03/15/chapitre-3-el-chalten-et-les-cathedrales-de-marbre/ ), prennent le même bus que moi !

L’intensité de ces dix derniers jours ( la joie de revoir plusieurs de mes rencontres passées, quelques coups de têtes, le tatouage, le vol de mon téléphone, la redécouverte de la capitale Chillienne… ), compte parmi ce que je recherche et que j’apprécie dans le voyage. C’est une intensité émotionnelle, psychologique, parfois physique. La découverte d’autrui, d’autres réalités, de soi-même, le dépassement de soi, le pas de géant hors de sa zone de confort, l’apprentissage, sont autant de stimulations, qui rendent accro au voyage ! En outre, le champ des possibles s’élargit, à l’instar de sa zone de confort, et de sa liberté. 

Nous atteignons Mendoza vers 4h du matin : il nous est impossible d’attendre que le jour se lève au terminal de bus ( pas d’emplacement discret et « potable » ), et l’absence de wifi ne nous permet pas de chercher d’hostel. 

Après une heure à errer dans les rues désertes de la ville, nous réussissons à trouver un taxi, qui, après plusieurs arrêts, et plusieurs refus, nous dépose finalement dans un hostel. Si la chaleur, à Santiago, était écrasante, ici, elle est franchement étouffante !

Nous partons directement déjeuner, le lendemain, après un réveil tardif. Erreur de débutants : dans la nuit, nous n’avons pas relevé le nom de notre hostel, ni son adresse, chacun comptant sur les deux autres ! Nous vagabonderons donc une fois de plus, durant 1h, avant de le retrouver. 

Le fonctionnaire de l’Offfice du tourisme, nous accueille d’une étrange manière : complètement ivre, en pleine après-midi.

Nous nous baladons dans le parc San Martín, après avoir rejoint un de leurs amis, Américain. Nous rejoignons par la suite deux autres amis à eux, dans un restaurant bien trop huppé pour moi, où je me contente d’un verre. Je ne m’y sens pas à mon aise, et suit soulagée de retourner à l’hostel avec mes amis !

Le lendemain, mes potes partent faire une visite des environs, avec un guide. De mon côté, je me rends dans un hostel plus abordable, avant de travailler sur mon blog. Je me motive à apprendre le Portugais, cousin germain de l’Espagnol, en prévision de mon éventuelle visite du Brésil.

Le jour suivant, je pars en quête d’informations, au terminal de bus, quant aux possibles connexions permettant de rejoindre La Serena, au Chili. Il n’existe pas de connexion directe, et, n’étant à nouveau pas inspirée par le stop, je décide de repasser par Santiago. 

J’emprunte le tramway pour me rendre à la bodega Lopez ( cave à vin ), la seule incluant une visite gratuite, qui, en plus d’être très intéressante, se termine en dégustation : je déguste un excellent vin blanc, dont je ne parviens pas à m’expliquer le si bas coût de la bouteille ( 3€ !? ), que j’achète.

Même principe que pour les bus et la carte Sube ( https://lacobayeailee.com/2020/03/05/chapitre-1-ushuaia/ ), je n’ai pas la carte, ce qui m’amènera à papoter avec un Colombien sympathique. À mon retour à l’hostel, j’entame une discussion surprenante mais sympathique, autour de la bouteille, avec un turc anarchiste. 

J’appelle mes proches en attendant mon bus pour Santiago, puis fait connaissance avec un auto-entrepreneur français très sympa, avec qui nous garderons contact, et nous soutiendrons dans nos projets respectifs. 

Le passage de la frontière Chilienne, qui dure 2h, à 3h du matin, pique un peu. Dès mon arrivée, après 8h de route à travers les Andes, je monte dans un bus pour La Serena. 

À suivre : Chance inouïe sur un volontariat !

J’espère que le quatorzième chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

Si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, sa préparation, ainsi que des recommendations !

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14 commentaires

  1. C’est toujours un plaisir de lire un récit de voyage bien écrit. Pour avoir aussi un peu sillonné l’Amérique du sud, je retrouve des ambiances et des lieux. J’avais aussi remarqué le nombre élevé de Français que l’on peut croiser, cela fait plaisir.

    Aimé par 1 personne

  2. Les photos sont très réussies, notamment la 3ème !
    J’ai beaucoup voyagé de part le monde occidental, de l’Amérique du Nord jusqu’à la Russie, et, comme vous, j’ai réalisé des expériences intéressantes mais, j’ai aussi fait la même chose en restant chez moi et en lisant de très nombreux ouvrages (réflexion sur soi-même et sur les autres, rencontres enrichissantes,…), et je ne suis pas du tout convaincu que l’une des deux méthodes pour ‘grandir » soit meilleure que l’autre…
    Sinon, bravo pour votre voyage et votre assiduité quant aux comptes-rendus réguliers.
    Bon retour et merci pour vos passages chez moi de temps à autre (je vous avouerai que j’ai été surpris en découvrant votre profil qui n’est pas typique par rapport à mes lecteurs habituels !).

    Aimé par 1 personne

    1. Merci ! Il est vrai que la lecture et la culture m’ont guidé dans mes réflexions. Je ne pense pas non plus qu’une méthode soit meilleure que l’autre, mais les deux  » outils  » apportent, chacun à leur manière des pistes supplémentaires ! Je vous remercie pour votre retour ! 😀

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