Carnet de voyage Chapitre 13 : Je me fais voler mon téléphone en pleine rue !

Ce matin, à l’hostel, je discute longuement avec une française qui voyage sur le continent depuis plus d’un an, et qui me donne quelques tuyaux pour bosser dans le nord du pays. 

Compte tenu de mes dernières dépenses, qui ne sont pas mirobolantes mais handicapantes ( le téléphone que j’avais dû racheter à Bariloche ( https://lacobayeailee.com/2020/03/29/chapitre-7-bariloche/ ), le tatouage, et l’hébergement du blog )), je vais devoir faire attention si je ne veux pas être contrainte de rentrer d’ici deux mois. 

Je mets enfin mon blog en ligne, avant de sortir avec les volontaires de l’hostel, manger un bout en ville, dont je découvre enfin la partie haute. En effet, la ville de Valparaiso, située au bord de l’océan, et dessinée de petites ruelles tout à fait charmantes, s’étend sur les collines environnantes. Ces ruelles, parsemées d’une multitude de graffitis engagés, et autres fresques colorées, méritent même le statut de Musée à ciel ouvert !

Capitale artistique du pays, son centre-ville grouille de spectacles de rue et ferias ( marché d’objets artisanaux ) en tout genre, la rendant bien plus agréable que la partie basse. Malheureusement, mon hostel, qui, en plus d’être complet, est situé à l’opposé de cette zone, m’oppresse de plus en plus.

Le jour suivant, motivée, je me met en route vers le cybercafé, afin de travailler sur mon blog. Je m’engouffre dans l’immense marché municipal, qui, s’étalant sur plusieurs pâtés de maisons, ressemble plus à un souk, et est une véritable concentration de stands, de piétons et de camions !

Profitant de ce bazar général, un voleur saisit sa chance, et, à peine dix secondes après avoir sorti mon téléphone, me l’arrache des mains au passage, avant de disparaître derrière le flot de camions, sans que je n’ai ne serait-ce que le temps de dire ouf. Ce téléphone, acheté en Argentine, était de piètre qualité, et j’en planifiait la vente. Bon, j’aurais avec évidence préféré ne pas me le faire voler, mais cela a son côté positif haha.

Je rentre à l’hostel, règle quelques détails depuis le téléphone de la volontaire française qui me l’a gentiment prêté, et pars m’acheter un nouveau téléphone. J’en acquiers un de bonne qualité, et paie 80€, incluant la carte sim, une carte SD, et 6Go d’internet ! En outre, passer de 30€ de frais par mois, à 7€ avec une carte prépayée, me remboursera le prix du téléphone d’ici quelques mois ( https://lacobayeailee.com/2019/12/21/preparer-et-organiser-son-voyage-administratif/ ).   

Une fois mes formalités terminées, je passe l’après-midi à travailler sur mon blog. Dorénavant, je pourrais y travailler depuis ce téléphone, sans nécessiter l’accès à un ordinateur ( bien entendu, plus chronophage, et limitant mes possibilités techniques ). Néanmoins, il est suffisamment performant pour que je puisse y gérer les requis basiques de mon blog.  

Je passe du côté obscur de la force, et me crée Instagram avec plusieurs années de retard, afin de booster la promotion du blog. De plus, si en France l’application est déjà fort utilisée, en Amérique latine elle est le second moyen de communication après WhatsApp, et, l’immense majorité des latinos gardent contact avec Instagram !

L’histoire du téléphone, le fait d’être dans des grandes villes depuis dix jours, mon dortoir de douze complet, et la promiscuité, me donnent envie de respirer un peu, de retrouver de grands espaces, et de l’intimité. Je décide de partir pour Laguna Verde, un petit village, à environ 10 minutes de bus de Valparaiso, qui me permettra de camper, et de reconnecter . 

Je pars donc le lendemain, et m’installe à Los Olivos, un petit camping désert : exactement ce dont j’avais besoin. Je passe la journée à écrire, en contemplant la nature et profitant du calme. Je me balade sur la plage, qui, quasiment déserte, est un vrai plaisir à fouler ! Je me réhabitue à la vision du sable blanc, après avoir passé un mois à Pichilemu,  https://lacobayeailee.com/2020/01/22/la-capitale-du-surf-chillienne-pichilemu/. Je monte un petit mirador qui me permet d’admirer les environs. 

Je me réveille le lendemain, avec le chant des oiseaux et la vision de la paisible rivière, pour mon plus grand plaisir. J’observe la vie se réveiller, avant de laisser libre cours à ma plume, inspirée par cette atmosphère. L’après-midi, je travaille un peu sur le blog, avant de me reposer tranquillement, puis d’aller contempler le coucher de soleil sur la plage.

Ce matin, je papote un moment avec la vendeuse d’un boui-boui, avant de partir pour la plage Las Docas, à deux heures de marche de Laguna Verde. J’y arrive enfin, sous une chaleur écrasante, mais offrant une vue en valant mille fois la peine ! En effet, cette crique, aussi peu connue soit-elle, est spectaculaire. Le blanc de l’écume qui s’y échoue est immaculé, et je peux observer, au loin, d’immenses jets d’eaux s’écrasant sur les rochers. 

J’y passe l’après-midi, avant de repartir, dans l’espoir de trouver un collectivo. Je marche une bonne heure, avant de me retrouver sans batterie. Ayant pensé qu’une charge me suffirait, j’avais laissé ma batterie portable à charger, sur les prises disponibles au camping !

Seulement, la deuxième partie de mon trajet n’est qu’un méli-mélo de ruelles, dont la majorité des maisons sont abandonnées, et, sans carte, il m’est compliqué de rejoindre mon camping, qui se trouve à encore 5km de là où je suis !

Le lieu ne m’inspire pas pour tenter le stop, et je demande donc des informations aux rares habitants que je croise. Par chance, un local m’indique l’emplacement d’un arrêt de bus, à environ dix minutes de marche. Tel un ange gardien, le chien du dit-monsieur, Pulpo, me guide, m’indiquant le bon choix de rues sur des croisements. Je le suis, d’instinct, dans le flou le plus total, lui faisant entièrement confiance. 

Et je fais bien, car je finis par trouver l’arrêt, où Pulpo attends le bus avec moi. Il fut une de mes rencontres les plus intriguantes du voyage ! 

De retour au camping, je m’improvise un barbecue vegan, à base de champignons, de courgettes et de frites, qui s’avérera excellent !  

Six jours après avoir fait mon tatouage, son état s’est plus que dégradé, et ma peau pèle atrocement, en de longs lambeaux noirs. Ayant beaucoup bronzé durant mon mois à Pichilemu, toute la couleur et l’effet fumé du tatouage, qui lui donnait son relief, part avec les lambeaux. 

Le lendemain, je profite encore de la nature, et fait un peu de sport. J’avais initialement prévu de repartir le lendemain sur Santiago, car mon pote Allemand revient du Brésil, ainsi que mon ami Chillien qui retourne à Santiago. Nous avons donc prévu de tous nous rejoindre, pour fêter l’été comme il se doit. 

Surprise : je me rends compte, grâce à Instagram, que mon pote du Chapitre 6 ( https://lacobayeailee.com/2020/03/26/chapitre-6-baleines-et-anniversaire-en-argentine/ ), est aussi sur Valparaiso ! Je prévois donc d’y faire un arrêt, histoire de boire un verre. 

Il est 20h, le soleil se couche, et, sur un coup de tête, je décide de rentrer sur Valparaiso aujourd’hui. Je parle donc avec le propriétaire du camping, plie mes affaires en vitesse, avant de sauter dans le dernier bus de la journée !

Je me trouve un hostel dans le centre, cette fois, et passe la soirée à papoter avec d’autres voyageurs, sur le rooftop depuis lequel on peut admirer l’océan, et les hauteurs de la ville. Le lendemain matin, je discute de politique globale avec un brésilien, avant de rejoindre mon pote. Nous buvons un maté en se racontant les nouvelles, et je repars en bus sur Santiago. 

À suivre : Santiago de Chile et ses folies nocturnes, et coïncidence sur un volontariat !

J’espère que le treizième chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

Si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

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