Carnet de voyage Chapitre 12 : Je me fais tatouer au Chili !

Une petite balade Uber à travers la capitale Chillienne m’en donne un premier aperçu nocturne, et j’arrive enfin chez mon amie. Les probabilités de revoir des rencontres passées, sur des longs voyages, couvrant de grandes distances, sont assez faibles. C’est pourquoi, je savoure les rare fois où cela est possible : avoir un  » point de repère  » humain, cela fait un bien fou ! 

Elle m’accueille avec une grande gentillesse, et me donne des recommendations quant à la visite de la ville. Un petit effet Madeleine de Proust me saisit : même si la ville n’y ressemble pas, j’ai un flash de mon premier voyage lointain, de mon premier soir à Tokyo.

Le lendemain, je pars arpenter les rues du centre, notamment celles autour de Plaza de la Dignidad ( anciennement Plaza Italia ), lieu qui a accueilli plus d’un million de personnes pendant les manifestations d’octobre ! Le lieu est lourd de symbolique, et quelques manifestants continuent d’y militer.

Le centre est tel que je m’y attendais : de grands édifices, agrémentés de gigantesques panneaux, faisant l’apologie de grandes marques ou entreprises. Ne faisant pas exception à la plupart des grandes capitales, s’y dégage, selon moi, une atmosphère aseptisée et impersonnelle.  

De nombreux feux tricolores ont étés brûlés pendant les manifestations, et, les quelques courageux qui s’improvisent contrôleurs de la circulation, pour gagner quelques pièces, manquent de se faire écraser chaque seconde. En effet, les conducteurs, sans respect pour la plupart, les frôlent à chaque passage, à une vitesse dangereuse pour leur sécurité.

En arrivant à Bellavista, le quartier et centre touristique, un panneau indique  » le plus grand parc urbain d’Amérique du Sud « , se référant au Parque Metropolitano de Santiago. Cette ironie m’effraie presque : nous sommes tellement habitués aux villes, les avons tellement étendues, qu’il est nécessaire de préciser la présence d’un grand espace naturel au sein de celle ci ? Ne devrait-ce pas être l’inverse ? 

Après une demi-heure de montée, j’arrive au sommet du Cerró San Cristóbal, permettant d’observer la ville à 360°, cette dernière s’étendant à perte de vue, à moitié mangée par les nuages, et grouillant sous la chaleur écrasante de l’été. 

Contrastant avec les centaines de kilomètres de pampa et d’espaces vides que j’ai apprivoisés depuis le début de mon voyage, voir ce spectacle m’est assez choquant et désolant. Néanmoins, Santiago a l’avantage d’avoir une faible densité de population, en comparaison à d’autres capitales que j’ai eu l’occasion de découvrir. 

Je rentre chez mon amie, qui a passé toute la matinée à bosser, préparant un reportage pour la radio France Internationale. Nous partons faire un tour en ville. 

Le soir, nous rejoignons mon pote Chillien, rencontré à Pichilemu ( https://lacobayeailee.com/2020/04/26/carnet-de-voyage-chapitre-11-vires-dune-auberge-au-chili/ ), qui est revenu sur Santiago, accompagné du couple d’Allemands que nous avions également rencontrés au Patiperro. Nous partons boire un verre dans un bar, avant de terminer la soirée chez mon amie, à chanter et jouer de la guitare. Les discussions sont intéressantes, et je passe une excellente soirée !

Le lendemain, nous nous baladons dans les quartiers Brasil et Yungay, qui dénotent du reste de la ville : y règne une agréable atmosphère de petit village. Nous dégustons une bonne glace, puis rentrons manger, avant de nous rendre dans un bar, qui organise une Spanglish ( le concept est de parler 10min en Espagnol, et dix en anglais, permettant aux étrangers de faire des rencontres et de pratiquer l’espagnol, et aux locaux de pratiquer l’anglais ). 

Nous arrivons assez tard, et les clients sont déjà bien éméchés. J’ai quelques discussions intéressantes, mais globalement, cela reste assez cliché. Cela me fait penser aux typiques soirées Erasmus, que j’ai un peu trop connues l’année dernière, lorsque j’étais en Erasmus à Cádiz, en Espagne. 

Le lendemain, je prends un bus pour Valparaíso, à deux petites heures de route de Santiago, seconde ville Chillienne, et capitale artistique du pays. Suite a un bug de mon téléphone, j’ai perdu toutes les photos de ces étapes. Vous m’excuserez donc du peu d’illustrations de cet article ! J’invite les fans de street art à regarder des photos des multiples fresques dont regorge la ville sur Instagram !

Après plusieurs refus de couchsurfeurs, je me trouve une petite auberge sympa et économique, mais trop excentrée et mal située. Je papote avec une volontaire française très sympa.

Suite à l’Estadillo Social au Chili, la ville en a pris un coup, et a un peu perdu de son charme ( émeutes et incendies de plusieurs bâtiments ). En effet, l’atmosphère y est différente, selon les locaux. Le trafic y est bien plus dense qu’à Santiago, et je redécouvre ce fameux brouhaha citadin, mélange de foule, de klaxons et de voitures, que j’affectionne tant. 

Le lendemain, je sympathise avec deux français, avant de me rendre à Viña del Mar, ville voisine plutôt huppée. Je prends le bus avec deux Allemands de l’hostel, qui me mettent assez mal à l’aise, mais qui partiront heureusement visiter la ville de leur côté. 

Pour ma part, j’y vais pour me renseigner sur les salons de tatouage, qui sont nombreux ici. Seulement, sur la même continuité qu’à Bariloche ( https://lacobayeailee.com/2020/03/29/chapitre-7-bariloche/ ), mon idée est très, voire trop précise, et, ne sachant pas dessiner, il m’est assez difficile de l’expliquer ! Je trouve finalement un tatoueur qui la comprend, et, après deux heures de discussion, nous prenons rendez-vous. 

Je galère un moment à trouver l’accès à un ordinateur, afin de terminer la préparation de mon blog, et de quelques articles. Le bruit et le stress m’oppressent, et je ne passe pas ma journée la plus agréable. Je bosse toute l’après-midi dans un cybercafé, avant de retrouver les français à l’hostel.  

Un client Péruvien, prof de salsa, nous y donne un cours gratuit, auquel nous participons, moi, les deux français, la volontaire française, et une autre volontaire américaine ! Nous terminons la soirée chantant à tue tête, autour d’une guitare. 

Le lendemain, je me rends au salon de tatouage, où nous travaillons, avec le tatoueur, sur le dessin, pendant deux heures. Il utilise des logiciels spécifiques, seulement, l’idée sur laquelle nous tombons ne permet pas de faire un dessin précis, car plusieurs parties du tatouage prendront de leur relief au moment où elles seront ancrées dans ma peau.

Le tatouage dure trois heures, et me coûte 80€. Je le voulais entre les omoplates, d’environ la taille d’une main. Je suis agréablement surprise de la douleur, qui est totalement supportable, et le tatoueur est aussi surpris que moi ( je ne gigote pas ) ! Il s’agit d’une flamme, dont la partie supérieure se mêle à  » l’univers « . En voyant le résultat, je n’ai pas le coup de coeur, suit un peu sceptique, mais me dit qu’une retouche me suffira à enfin obtenir le rendu que je souhaite. 

Le soir, nous jouons aux cartes, sur la terrasse, avec le patron de l’auberge ( très relax ), et quelques clients. Ils sortent ensuite tous en boîte : je n’y vais pas, étant fatiguée et n’ayant jamais trop aimé ça.  

À suivre : Je me fais voler mon téléphone en plein marché ! 

J’espère que le douzième Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

Si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

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