LatinTour Chapitre 11 : Virés d’une auberge au Chili !

1er janvier, 10h : certains clients n’ont toujours pas terminé la soirée, et leurs rires alcoolisés retentissent sur la terrasse, démarrant l’année à leur manière. L’entraide entre volontaires nous permet d’effacer les derniers dégâts de 2019 dans l’auberge, assez rapidement.  

Afin de nous réveiller un peu de la courte nuit de sommeil, nous partons faire trempette dans l’eau glaciale du Pacifique, qui, sur cette côte, à Pichilemu, même en plein été, monte peu en température ! La plage est bondée, et le brouhaha incessant qui y règne m’oppresse plus qu’il ne me réveille. 

De retour à l’auberge, un client Chillien est particulièrement doué en guitare, joue de tous les styles, en passant du folk au flamenco, et nous joignons nos voix à ses mélodies. Une nouvelle volontaire, Italienne, est arrivée la veille, vivante et énergique. Nous jouons quelques parties de baby-foot. Je suis contente, mais je commence à avoir fait le tour ici, et mon envie de reprendre la route grandit chaque jours. 

Le français nous cuisine un superbe gratin dauphinois, et nous passons un très bon moment autour de jeux de tables. 

Le jour suivant, l’Allemande s’en va : elle n’avait prévu de rester qu’une semaine. Seulement, une grosse altercation éclate, entre le responsable et le français, qui se fait virer instantanément de l’auberge, au milieu des menaces et des insultes qui fusent, et ça, ça n’était pas prévu ! En l’espace de dix minutes, la moitié du groupe est parti, et nous nous retrouvons comme des cons, avec l’Allemand. 

Nous regardions tranquillement un film pour nous changer les idées, lorsque, le responsable nous appelle. Il nous demande de l’aider à transférer les affaires de l’Italienne, d’une chambre à une autre, car elle était partie surfer. L’intégralité de ses effets personnels sont étalés dans la chambre, et je lui fais remarquer que cela me dérange de les toucher. Il me réponds sèchement qu’il fera le boulot que je refuse de faire à ma place, mais s’en tient là. Seulement, l’Allemand, qui ne parle pas Espagnol, n’avais pas compris l’échange, et lui répète la même chose en anglais. 

Ni une ni deux, le responsable explose. Même schéma que pour le français, il se fait virer sur le champ, après s’être fait incendier d’insultes. Cinq minutes plus tard, nous voilà dans la rue à lui chercher un nouvel hostel. Je l’accompagne jusqu’au Patiperro ( https://lacobayeailee.com/2020/01/22/la-capitale-du-surf-chillienne-pichilemu/ ). Il devait partir dans tous les cas, d’ici quelques jours, ayant un avion pour le Brésil, mais il ne s’attendait certainement pas à partir de cette manière. 

L’hostel Patiperro donne directement sur la plage, dispose d’une immense terrasse depuis laquelle on peut admirer l’océan, et d’une piscine, pour la modique somme de 9€ la nuit ! Nous discutons des derniers événements autour d’une bière sur la plage, avant de rentrer au premier hostel : en faisant son sac dans la panique, il a oublié quelques affaires, que je récupère discrètement, avant de les lui redonner, car il m’attend devant l’hostel.

Hier, les trois quarts des volontaires sont partis, dont deux qui se sont fait virer de manière violente et irrespectueuse. Je suis donc la seule de la team encore présente, mais pas la seule volontaire, car l’Italienne débute à peine son volontariat. J’avoue n’avoir aucune envie de rester, sans mes potes, et avec un responsable impulsif et colérique. Sachant que j’ai pu faire de belles économies tout au long du mois, je me décide à rejoindre mon pote au Patiperro, pour toutes les raisons évoquées précédemment. De plus, certains clients de l’ancien hostel, avec qui j’avais sympathisé, avaient également migrés au Patiperro, dont le Chillien. Je partirai donc demain matin, pour profiter de mes deux derniers jours à Pichilemu.  

J’en informe mon responsable, qui, manifestement, tente maladroitement de contenir sa colère. De plus, en me demandant où j’allais, il a cru que je souhaitais être volontaire au Patiperro, et, sachant qu’il connaît les propriétaires, me fait comprendre que si ça avait été le cas, il leur aurait passé un coup de fil peu élogieux à mon égard. Nous sommes autant déçus l’un que l’autre de la tournure des évènements, étant donné l’amitié naissante que nous avions créé.  

 J’ai mes proches au téléphone, et des nouvelles régulières de quelques voyageurs rencontrés pendant le voyage. Je resterai deux-trois jours au Patiperro, histoire de profiter une dernière fois du cadre, de mes potes, et du surf. Je rejoindrai ensuite ma pote française, rencontrée au Chapitre 8 ( https://lacobayeailee.com/2020/04/06/chapitre-8-les-plus-hautes-vagues-de-ma-vie/ ) qui m’accueillera sur Santiago. 

Le jour suivant, je fais mes tâches du matin, tout en discutant de la situation avec l’Italienne, puis prépare mes affaires. J’échange rapidement avec le premier volontaire Chillien, qui est revenu : je ne l’ai connu que peu, mais il était très bienveillant et m’aura donné de précieux conseils pour la guitare. J’échange une accolade froide avec le responsable, avant de rejoindre le Patiperro. 

Nous partons surfer avec l’Allemand, et passons l’après-midi à papoter avec le Chillien de la veille. Le soir, nous préparons à nouveau un Spaetzle, avant de passer la soirée autour d’un feu, avec d’autre clients, sur la terrasse. Deux Argentins, qui sont habillés comme dans les années 80, sont super sympas, ainsi qu’un couple d’Allemands, avec qui nous rigolons bien.

Le lendemain, nous chillons tranquillement dans le salon de l’auberge, en jouant au cartes, avant de faire des plongeons, car la terrasse offre des barrières à environ cinq mètres au dessus de la piscine. Je me prend un plat sur le dos qui m’arrache instantanément une dizaine de centimètres de peau, qui était cramée par le soleil. Heureusement, le français du Chapitre 8 m’avait donné une crème spéciale qui me guérira rapidement.

Le soir, nous cuisinons des fajitas, avant de faire une grosse fête à l’hostel, autour d’une table de bière pong ( le jeu typique des Erasmus et des auberges ), qui durera toute la nuit. 

Le réveil avec vue sur l’Océan, depuis le lit, est magique. Nous préparons des chocolats, avant de partir surfer pour la dernière fois, mais à Punta de Lobos, pour la première fois. Nous nous en tiendrons aux mousses, cette fois-ci, car les vagues de Punta de Lobos sont réservées aux surfers expérimentés, trop grandes et trop violentes pour les intermédiaires ( et encore, même les mousses ici ont la violence de grandes vagues ). Le courant est si fort, que la session n’est pas des plus agréables, mais nous la savourons tout de même : c’est la dernière. 

 Coïncidence : nous croisons, sur la plage, mon pote français qui est arrivé aujourd’hui ( voir https://lacobayeailee.com/2020/04/13/chapitre-9-competition-internationale-de-surf/ ) ! J’espère que tout ira bien pour lui à l’auberge. Je lui fait part des quelques contretemps. 

Le soir, n’ayant pas réservés nos billets, on nous informe que le bus pour Santiago est complet. L’Allemand a un avion le lendemain à 6h, et doit impérativement être sur Santiago ce soir. Nous marchons une bonne heure avant d’atteindre la sortie de la ville, ayant en tête de rejoindre Santiago en stop. Cependant, plusieurs bus s’arrêtent, pour informer une nouvelle fois que les bus sont complets, laissant derrière eux des clients furieux, qui eux, avaient réservés leurs tickets. Ils décident de se rendre au terminal de bus pour faire part de leur mécontentement. 

De mon côté, je réussi à négocier des places debout. On nous accepte, et, après quelques arrêts, avons même accès à des places assises. Après un arrêt et une pause-clope, je grimpe in-extremis dans le bus en marche, qui partait sans moi !

Nous arrivons enfin à Santiago, vers minuit. Tristes au-revoirs avec l’Allemand, avec qui nous avons peut-être des chances de nous revoir, car je compte repasser sur Santiago plus tard, et car son vol est un aller-retour. Je prends un Uber pour rejoindre ma pote, que j’ai du faire attendre, avec mon retard. 

À suivre : Je me fait voler mon téléphone, et me fait tatouer à l’autre bout du monde dans la même journée ! 

J’espère que le onzième Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu, si c’est le cas, je vous invite à le partager et à vous abonner pour recevoir mes articles, peut être en faible quantité mais de bonne qualité ! 

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Plus de photos de Pichilemu ici !

https://lacobayeailee.com/2020/04/06/chapitre-8-les-plus-hautes-vagues-de-ma-vie/

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