LatinTour Chapitre 9 : Compétition Internationale de surf

Toujours volontaire à Pichilemu, petite soirée autour du ping ping et d’un feu, avec le français, et mon collègue volontaire. 

Le lendemain, je papote avec un Chillien rencontré sur la plage. Rêvant de voyage, il n’ose pas franchir le cap : il est rare pour un Chillien de voyager dans son propre pays. En effet, cela revient moins cher de voyager ailleurs, sur le continent, notamment au Brésil ( en majorité ), qu’en territoire Chillien. Petit coup de blues de milieu de voyage : rencontrer des gens, s’y attacher, et leur dire au revoir en sachant pertinemment qu’il y a peu de chances pour que l’on se revoit, est pesant, à force. Un appel avec mes proches me remonte le moral. 

Il règne dans la ville, et dans l’hostel ( auberge de jeunesse ), une atmosphère de début d’été, de fête, de joie et de musique. Nous sommes samedi, l’hostel est plein à craquer, et propose des entrées gratuites dans la boîte principale de la ville, sauf que je ne suis pas dans le mood : ce sera pour une autre fois. 

Réveil à 6h par mon collègue, complètement ivre, puis de nouveau dans la matinée par mon responsable : la soirée d’hier à été si riche en rebondissements qu’il n’a pas dormi de la nuit, et à besoin de mon aide pour les petits déjeuners. En effet, une cliente a voulu faire rentrer des non-clients dans l’hostel, au milieu de la nuit. Face au refus, elle a préféré demander un remboursement, et à déserté le lieu, avec ses affaires, à 5h du matin. Après un tête contre tête avec le responsable, deux heures  » d’argumentation  » et une menace de faire venir la police, nous réussissons, tant bien que mal, à faire partir un client sous l’emprise de substances douteuses. 

Après une séance de surf très agréable, je me rends de nouveau à Punta de Lobos : c’est la finale de la compétition internationale Women’s Pro, qui confronte une Péruvienne ( gagnante ), à une Australienne. Ce niveau de compétition est très impressionnant, d’autant plus avec les immenses vagues qui bordent Punta de Lobos. Je me rend à la bibliothèque du Centre Culturel, après m’être baladée dans le coin, qui dispose d’ordinateurs en libre accès, mais dont la connexion internet se coupe automatiquement après 40 minutes, afin de continuer la création de mon blog. 

De retour à l’auberge, je fais la fête avec un groupe de Chillien-es, très sympas. Le lendemain, je me rends à l’école de surf pour une session, mais on me déconseille de m’aventurer dans l’eau ce jour-là : les vagues seraient trop dangereuses, du moins pour mon niveau. J’avais pourtant besoin de me dépenser, je vais donc découvrir la piscine municipale de Pichilemu : je vous la déconseille fortement ! 6€ pour deux heures dans un bassin de couleur marron/kaki.

Je croise un magasin de sushis : ce n’est pas rare au Chili, mais les photos sur les menus ne me donnaient franchement pas l’eau à la bouche. Cependant, vu leur coût très bas, je me lance : c’est bon, mais c’est tout sauf des sushis ( frits, enrobés de chapelure, énormes, fourrés aux champignons, aux coeurs de palmiers, ou encore au poulet ).

Le lendemain, les vagues sont au rendez vous, et je savoure une de mes meilleures sessions de surf de Pichilemu. Je recroise un Chillien que j’avais rencontré par hasard à mon arrivée ici, sur mon chemin au cours de yoga : il est vigile du centre culturel haha. 

Ce matin, discussion avec le responsable, car j’étais, à l’origine, en  » essai « . Très content de moi, il ne me demande pas grand chose, et me laisse l’autonomie qui m’est nécessaire, et dont les résultats le satisfassent. Aujourd’hui, au surf, j’ai fait un toboggan sans le faire exprès, et me suis retrouvée à descendre la vague quasiment à la verticale. Mouvement imprévu qui égaye toute ma session ! Je travaille sur mon blog, puis par en quête de troc, dont j’ai déjà fait l’expérience au Chili. Je pars donc tenter de troquer un haut de maillot contre un pantalon : aucune boutique ne vends et des maillots, et des pantalons, et ne peut bénéficier de l’échange. Au quatrième refus, le vendeur éclate de rire, et me fait un prix sur les pantalons : je n’aurai pas réussi à me débarrasser de mon haut, mais au moins, j’aurais eu une réduction. 

Une nouvelle volontaire, une Allemande de 18ans, arrive à l’hostel, très sympa, un peu timide. En effet, l’autre volontaire Chillien arrive au terme de ses deux semaines prévues initialement. Nous passons la soirée avec un groupe de Chillien-es. 

Je poste enfin mes cartes postales, achetées à Ushuaïa, deux mois plus tôt : elles mettront environ six semaines à trouver leur destination ( même délai, que ce soit pour la France, ou la Nouvelle-Calédonie par exemple ). Mon carnet, offert par mon amie d’enfance avant mon départ, est terminé, et aura vu la couleur de mes calculs de budget, de mes pensées diverses et variées, d’esquisses de poèmes, d’organisation de mon blog, et des feutres offerts au Chapitre 7, par le français. Après en avoir acheté un nouveau, et à force de discuter avec ce même français par messages, j’arrive à lui arranger un taff de volontaire avec mon responsable, pour dans deux semaines. Coïncidence amusante : le propriétaire de l’hostel, en Italie depuis des mois, rentre au Chili le même jour que mon pote. Ils arriveront donc ensemble à Pichilemu. 

Le soir, je papote avec un Espagnol, que je croiserai le lendemain, dans l’eau, pour ma session de surf. À force de surfer quasiment tous les jours, je commence à connaître la peuplade côtière journalière : une bonne ambiance, pas de  » vols  » de vagues, de petites conversations pendant les accalmies, et  quelques conseils. Je passe l’après-midi au cybercafé, pour tenter de réparer des erreurs techniques, commises par mon manque d’expérience technologique. Nous jouons de la guitare et de la basse avec mon collègue Chillien, pour sa dernière soirée en tant que volontaire. Mon responsable me donne des conseils pour le surf, après une discussion animée sur la géopolitique actuelle avec l’Espagnol.

Le lendemain, je passe ma session de surf avec un Chillien de bon niveau, qui me donnera également de précieux conseils. Le soir, à l’auberge, pendant que je papotais avec un Allemand, un Français, et un Colombien, je reçois un message de l’irlandais du Chapitre 7, qui dit reconnaître ma voix. Je me rends compte qu’il est client dans cet hostel, mais il va se coucher aussitôt. Le lendemain, à la fin de la session petits déjeuners, je le croise, sac sur le dos, prêt à partir, car l’endroit ne lui plaisait pas. Ce fut le croisement de chemin le plus rapide de mon voyage haha. 

Dans la journée, gros problème avec la volontaire Allemande : elle ne s’entend pas avec le responsable, où plutôt, la barrière de la langue ne leur permet pas de se comprendre correctement. Je pars surfer avec l’allemand de la veille, le français, et le Colombien, où je teste une planche bien plus petite qu’à mon habitude, et plus dure, une Hybrid. Je galère un moment, avant de me familiariser avec la planche, et de découvrir les joies des petites planches : la maniabilité et la rapidité ! 

De retour à l’auberge, mon responsable m’envoie parler à l’Allemande, pour tenter de comprendre le problème. Je la retrouve en pleurs : elle a 18 ans, n’est partie de chez elle que depuis une semaine, n’ayant jamais quitté son pays auparavant, et n’ayant jamais travaillé. Ce fut beaucoup d’informations nouvelles pour elle, et beaucoup de pas hors de sa zone de confort : elle préfère partir demain, et reprendre son voyage petit à petit. Elle fera des volontariats quand elle se sentira plus à l’aise. C’est bien triste, car même si elle n’était la que depuis quelques jours, elle était adorable et attachante. 

Le soir, nous jouons à des jeux idiots mais drôles ( de type   » Le triangle magique  » ), qui, à 15 personnes, et à une certaine quantité d’alcool, mettent bien deux heures avant de se terminer. Ils font un Asado ( barbecue en Argentine, auquel je ne goûterai pas ). Je rigole bien avec l’Allemande, et avec le français et l’allemand du surf. Ça tombe bien : ils vont devenir volontaires. Le lendemain, après une petite embrouille avec le responsable, nous décidons que je ne ferai plus les salles de bains, et passerai à la préparation des petits déjeuners, qui est, ici, bien spécifique. L’Allemande et le Chillien s’en vont, ainsi que le français qui a des obligations sur la capitale, mais réserve sa place de volontaire au retour. 

À suivre : Passer Noël au Chili, à plus de 11000 km de ses proches…

J’espère que le neuvième Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

Si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

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Plus de photos de Pichilemu ici !

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