LatinTour Chapitre 5 : Rencontre surprenante en Argentine !

Ce matin, je pars tôt, en direction du Parc National Los Alerces. Je croise un anglais de mon dortoir dans le bus. Il trimballe partout avec lui, un sac de 30 litres de matériel technologique. Il me parle de l’application Polarsteps, qui permet de tracer l’itinéraire de ses voyages sur une carte, et d’y ajouter des photos !

Il suffit d’un lien pour le partager : il n’est pas nécessaire, pour les proches, de télécharger l’application. Pour vous donner un exemple, voici le mien : https://www.polarsteps.com/BeatriceDomecq/2782204-amerique-latine?s=9750d8af-2957-44d7-92d8-e169d5fecf56

Nous sommes en saison basse, et, avec la fonte des neiges, de nombreux campings et treks sont fermés. Restent ouverts essentiellement de petits treks, partant en étoile d’un point : j’organiserai donc mes treks au jour le jour.

Je marche environ 5h le premier jour, sur une large route, praticable pour les quatre roues, afin de rejoindre mon lieu de campement, qui n’est autre qu’un terrain à peu près plat, avec de l’herbe, au bord d’un lac. Je croise une petite cascade en chemin, avant de dormir 12h dans ma tente. 

Le lendemain, je marche environ 4h : j’avance plus vite que la veille. J’ai pris la décision de ne pas louer de réchaud, et n’ai pas de marmite, ou quelconque récipient pour faire cuire de la nourriture sur un feu. J’ai donc emporté de quoi manger froid, comme du pain, et, très mauvaise idée, je pensais faire des salades. J’ai donc des kilos de légumes composés à 80% d’eau, pas très nourrissant, qui pèsent une tonne dans mon sac. Ne faites pas comme moi ! 

  J’arrive au camping. 10€ la nuit ! Ils en profitent car c’est le seul ouvert du secteur, mais en discutant avec le gérant, j’obtiens 20% de réduction : je paie environ 7€ la nuit, c’est toujours ça. Au moins, j’ai accès à une douche, même si, honnêtement, je m’étais déjà préparée à ne pas en avoir, et que cela m’importait peu. Je suis de nouveau la seule cliente. J’apprécie être seule dans la nature, sans parasites mentaux, ou informations supplémentaires inutiles ( bruits de voitures, gens partout ), cela me permet de trier mes informations intérieures, d’introspecter. 

  Je me réveille vers 5h du matin le lendemain: des trombes d’eau tombent sur ma tente, qui est heureusement bien imperméable. En discutant avec les employés du camping, je réalise qu’il va s’avérer compliqué de randonner : les nuages sont si bas qu’on ne voit pas à dix mètres.

Il n’y a pas de bus avant demain, et personne ne passera par ce temps pour me prendre en stop. Il y a un restaurant dans le camping. Je m’y installe avec un thé, et écris un petit moment, jusqu’à ce que, miraculeusement, le soleil revienne ! Je pars aussitôt pour une passerelle, menant à une petite île, où l’on peut croiser des pumas ! 

À peine arrivée à la passerelle, un garde-parc m’informe que le sentier est fermé pour cause de vent ( on n’est pas à l’abri qu’une branche nous tombe sur la tête ). Néanmoins, en discutant, il se rend compte que je suis Toulousaine, comme sa femme ! Il parle très bien français, ayant vécu avec elle deux ans en France, et decide donc de faire une exception en m’accompagnant. J’ai donc une visite guidée, avec explications de la faune et la flore locale ! 

Ils vivent sur l’île, dans la seule maison présente, réservée aux gardes-parcs. Il a installé des platines dans son salon, au beau milieu du parc, et mixe de la musique électronique pour les pumas et autres animaux sylvestres !

Il crée également des sons qu’il garde pour lui et ses amis ( ils ne sont pas disponibles sur quelconque plateforme de téléchargement ) qu’il me fait écouter. Je ris très fort quand il me parle du bar Le Coup D’état à Toulouse, et quand j’appercois un énorme panneau avec écrit  » Pétanque « , dans son jardin, sur un île, au fin fond de l’Argentine.

La maison est située à une trentaine de mètres du lac, depuis lequel on peut voir un glacier, au loin, dans les montagnes ! Je vois également des Alerces, arbres typiques de la région, dont un vieux de 900 ans ( il en existe de plus de 3000 ans ) ! Leur gros chien a l’air de se régaler dans cet environnement.

Sa femme est enceinte, il me propose de la rencontrer sur Esquel ! Il me ramène en voiture au camping, avant de partir passer le week-end sur El Bolsón, avec des amis.

Je passe le reste de la journée à écouter de la musique, et à explorer les environs du camping, bordé d’Arrayanes, un arbre orange, somptueux. Il me semble avoir vu les même au Pérou, nommés  » Arbres de papier « . Il est également possible d’admirer des  » Retama « , dans ce parc, fleurs jaune flamboyant, au coeur rouge, apparemment importées d’Europe, selon mon ami garde-parc. La fleur Calafate, avec laquelle on peut faire de la confiture, est également présente. Est également présent le  » Nitro « , une fleur rouge, en forme de cordons. 

Le soir, je craque, et m’offre un risotto dans le restaurant du camping : je n’en peux plus de manger de l’eau déguisée en salade, et de rester sur ma faim ( essayer de cuire un champignon au bout d’un bâton, au dessus de mon feu, ne m’aura pas trop aidée ). De plus, on m’offre un cocktail.

Demain, le bus passe vers 19h30, mais sachant que tout les autres treks sont fermés, je tenterai le stop afin de rentrer plus tôt. Nous sommes à 60km d’Esquel, et il y a de la vie sur le trajet : je ne revivrai pas un Chapitre 4. J’avoue ressentir le manque de contact avec mes proches ( comme vous pouvez vous en douter, il n’y a pas de réseau dans un tel Parc ). Je croise beaucoup de motards, depuis qu’un livre est sorti sur l’aventure de deux amis, traversant l’Amérique, de l’Alaska à Ushuaïa, à moto. 

Le lendemain matin, je commence le stop. Après 5min d’attente, un pêcheur m’avance d’une dizaine de kilomètres. Il a une fille de mon âge, et me parle de la politique locale. Je croise seulement deux voitures en 1h30, à l’endroit où il me laisse.

La deuxième me dépose au croisement avec la route menant directement à Esquel. Ce sont deux amis, travaillant dans la télécommunication, et je pense être leur première auto-stoppeuse : ils ont l’air timides, et peu bavards. Je suis à 20km d’Esquel ! Rassurée, même si personne ne me prends, 4h de marche feront l’affaire, et il est 14h. 

Je marche environ 1km, avant que deux dames de Buenos Aires m’emmènent à Esquel ! L’une est journaliste, l’autre institutrice. Elles débordent de joie de vivre. L’une à découvert il y a quelques mois que son arrière grand-père était de Pau : elle est très contente d’avoir une Toulousaine dans sa voiture. Elles me déposent juste devant mon auberge, avant de faire plusieurs selfies pour montrer la Toulousaine à leurs amis.

À suivre : Je vois des baleines à un mètre de moi !

J’espère que le cinquième Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu !

Si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

Je vous invite également à vous abonner à ma newsletter ! Pas de spams : une faible quantité pour une meilleure qualité ! 

Vous pouvez dorénavant suivre mes aventures sur Instagram, Facebook et Pinterest !

3 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s