LatinTour Chapitre 2 : Torres del Paine et Glacier Perito Moreno

Direction le Chili ! Il est bien plus compliqué de passer la frontière de l’Argentine au Chili que l’inverse. On a droit au passage de toutes nos affaires aux rayons x, et à l’interdiction de faire rentrer un seul produit frais dans le pays : moi qui avais acheté des empanadas pour toute la journée, je dois toutes les manger à la douane ! Nous prenons un ferry, entre les deux bus, où je sympathise avec un Bulgare, qui vit en Allemagne.

Nous changeons de bus à Punta Arenas, ville de transition et de commerce : contrairement au reste du pays, dont tous les produits sont taxés à 40%, ici, la taxe est dérisoire. Dans le bus, je papote avec un militaire Suisse-Allemand, puis avec le Bulgare, avec qui nous tentons de résoudre un sudoku pendant une heure : nous rions beaucoup !

J’arrive enfin à Puerto natales, vers 22h, où, dès la sortie du terminal de bus, je tombe sur une manifestation ( Je vous invite à vous renseigner sur la situation politique et sociale au Chili, depuis le 18 octobre 2019 ).

Le lendemain, j’essaie d’organiser le trek W, passage touristique Chillien obligé, afin de profiter de la vue des Torres del Paine. Je découvre le bordel sans nom qu’est son organisation ( 25€ la nuit simplement pour camper, réserver chaque lieu de campement dans des lieux différents… ).

Il est commun de le réserver des mois en avance, afin d’être tranquille, mais il reste tout de même extrêmement cher ! Nous décidons donc de le faire sur une journée, avec le Bulgare, histoire d’au moins voir les tours ( les Torres sont trois grands pics rocheux, qui font penser à des tours ). Je le rejoins à son hostel, où il papote avec un vieux monsieur du New Jersey. 

Nous partons en ville, tous les trois, boire une bière, puis le Bulgare et moi allons nous balader dans les environs. Il me paie mon déjeuner et ma bière, ce qui est gentil, mais me met assez mal à l’aise.

Un chien ( parmi la multitude de chiens errants qui sillonnent les rues d’Amérique latine ) nous suit pendant plus de 2h : nous le surnommons Pipi. Nous rentrons, par erreur, chez des gens, qui nous informent que la montagne que l’on souhaitait rejoindre se situe à 7h de marche ( après s’être fait courser par leurs chiens ! ).

Nous découvrons un petit van sympa, qui propose des verres comestibles, en biscuits et chocolat !

De retour en ville, nous achetons des saucisses pour Pipi, mais elle nous laisse en plan, avant d’en avoir mangé la moitié haha.

Le soir, à l’auberge, les volontaires ont fait un immense feu dans la cour, qui m’inspirera divers poèmes, et renforcera l’idée d’un tatouage ! Je me joins à eux, et nous chantons un petit moment. 

Le lendemain, l’américain, le Bulgare et moi partons pour Torres del Paine. Nous avons droit au visionnage de plusieurs vidéos sur l’interdiction de faire des feux, et sur les sanctions que l’on encourt si jamais on transgresse la règle. Leur insistance est compréhensible : le nombre assez fou de touristes le visitant, ainsi que de précédents incendies, les obligent à prendre de telles précautions.

Nous entamons ensuite 7h de marche : nous chantons durant les premières heures. Notre Papi du New Jersey chante de vieilles chansons de marins américains, de sa belle voix ténor.

Le Bulgare part devant, et nous nous confions l’un à l’autre, l’américain et moi. Notre différence de points de vue, due à notre différence d’âge, de culture, et de personnalité, est très enrichissante, pour lui comme pour moi. Il m’enverra un message de remerciements très touchant quelques semaines plus tard. 

Il est interdit de fumer sur les sentiers, ce qui est bien normal. Un seul point, un rond de cailloux d’un mètre de diamètre, délimite l’aire fumeurs. Après 4h d’ascension, nous atteignons enfin les tours. Je les trouve splendide, mais je dois avouer que la petite centaine de personnes devant, gâche un peu le paysage.

Après 1h30 de descente, nous trouvons un refuge. La neige s’est mise à tomber abondamment, tandis que le matin même, nous prenions des coups de soleil, ou manquions de tomber à cause du vent ( la météo ici est plus que changeante ). Nous repartons en direction du bus : 2h de descente que je dévale, pressée de retourner au chaud. 

Je profite d’avoir de nouveau du réseau pour trouver un couchsurfing, pour le soir. Je tombe sur un guide de montagne un peu nounours, adorable ! Seulement, nous échangeons peu : j’arrive à l’heure de la manifestation, à laquelle il participe.

Le lendemain, je me rends, en bus, à El Calafate ( Argentine ), ville depuis laquelle il est possible d’accéder au glacier Perito Moreno. Le Bulgare continuera jusqu’à El Chaltén. J’étais contente de passer trois jours avec lui, mais je ne suis pas mécontente de retrouver ma bulle. 

El Calafate est une petite ville reposante, et je dégote une auberge à 3,50€ la nuit, ce qui est exceptionnel en Patagonie. Je passe la journée à me reposer. Le lendemain, l’auberge est complète, et, la promiscuité est assez oppressante. Je sympathise avec un Argentin du Nord, et m’embrouille avec un américain, mon voisin de lit, qui tient des propos racistes, et critique les locaux !

Le lendemain, je change de dortoir pour un bungalow, bien plus calme, même si il y fait très froid. Une allemande, adorable, qui se lève tôt pour un bus, me recouvre de sa couverture à 5h du matin, car elle me voit grelotter.

Nous sympathisons, l’Argentin et moi, avec un français, qui me donne le numéro d’un volontariat de surf, au nord du Chili ! Nous buvons quelques bières, avant d’aller nous balader aux alentours. La ville est bordée d’un magnifique lac, où des dizaines de chevaux se dégourdissent les pâtes. Au soleil couchant, le spectacle est époustouflant ! ( La photo ne lui rend pas justice )

En rentrant, nous récupérons des bouts de carton au supermarché du coin, et un marqueur dans un café. Nous préparons des panneaux d’auto-stop, afin de nous rendre au Glacier Perito Moreno ( un glacier de 70 mètres de haut et de dizaines de kilomètres de long, un des joyaux du pays ! ). Si le stop fonctionne bien, nous le tenterons également pour rejoindre El Chaltén.

Le lendemain, le patron de l’auberge est d’humeur à négocier : un petit déjeuner gratuit, contre un commentaire positif sur Booking. Étant donné qu’excepté le surplus de monde, j’ai trouvé l’auberge très correcte pour son prix, j’accepte. Je rejoins ensuite l’Argentin pour le Perito Moreno. Il est situé à une bonne heure de voiture de la ville, et un couple de français nous prends après à peine 10min d’attente ! 

Le glacier Perito Moreno est très impressionnant. Immense bloc de glace, qui s’étend à des kilomètres, on se rend compte de sa taille au bruit que font les blocs de glace qui s’en décrochent. Ils achèvent leur chute dans l’eau, dans un fracas, comparable au bruit du tonnerre qui gronde. Bien qu’il exprime une beauté naturelle, il me fait froid dans le dos ( c’est le cas de le dire ). Symbolisant une rupture, la fin de la vie, forcément aucune plante n’y pousse, rien qu’un géant de glace. Nous flânons sur les passerelles qui lui font face. 

Nous buvons une belle bouteille de Malbec ( vin rouge typiquement Argentin, fabriqué à Mendoza, capitale eunologique du pays ), avant de reprendre le stop pour rentrer. À nouveau, nous attendons à peine 10min avant d’être embarqués par un couple d’Argentins !

Le  lendemain, l’Argentin me fait savoir qu’il n’est pas trop chaud pour le stop : il faut marcher un moment avant d’atteindre la bonne route, et son sac pèse plus de 20kg. Sachant que je ne me sens pas encore prête à faire du stop toute seule, nous prenons un bus pour El Chaltén.  

À suivre : 8h de marche et une rencontre marquante…

J’espère que le deuxième chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu, si c’est le cas je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

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