LatinTour Chapitre 1 : Le bout du monde, Ushuaïa !

Un libro como un viaje se comienza con inquietud y se termina con melancolía. José Vasconcelos Calderón

Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis cependant heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. 

Elle me fait penser à Paris, en version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en outre, je me fais offrir le guide audio ) ! Je peux apercevoir Big Ben de loin, en plein travaux, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base. 

Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent. 

Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.

           À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre est parsemé de petits chalets mignons, même si je dois avouer qu’il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil : un spectacle reposant. 

 

Le lendemain, je me réveille tôt, (les auberges de jeunesse et leurs joies ) : on paie moins cher car on offre sa promiscuité. J’obitens un joli tampon  » Ushuaïa  » dans mon passeport, à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le copieux petit déjeuner de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).

Je me rends, dans la matinée, au Musée Maritime de l’Antarctique, dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune mentalement. 

Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je déguste trois cocktails, dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.


  Je rentre à l’auberge, frigorifiée, souhaitant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite, et une envie de l’aider me saisit.

Nous partons donc en ville, tenter de régler son problème, alors que nous nous connaissons depuis dix minutes. Nous nous rendons dans différentes institutions, et réussissons à appeler sa banque aux Etats Unis, avant que tout rentre enfin dans l’ordre, après quelques montagnes russes.

Nous partons célébrer cet  » événement « , dans un bar Irlandais, où je recroise un français, avec qui j’avais fait connaissance à l’auberge. Nous discutons durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et nous finissons en grandes conversations. Je passe une excellente soirée !

        Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus qui attend d’être plein avant de partir, selon les endroits ) n’accepte que la carte  » Sube « , et refuse le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement.

J’atteins, après 45min de marche, la balise, qui est malheureusement en travaux : il n’est pas possible d’accéder à la forêt. C’est dommage, mais je trouve un petit coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal, où m’installer.

Je me délecte du paysage que m’offre la Terre de Feu : des pics enneigés, de la verdure, et de magnifiques lacs ! Je pique-nique en profitant du cadre toute l’après-midi, avant de rentrer. Un local, passe, avec gentillesse, sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide. 


À l’auberge, je retrouve la Suisse, qui a passé une mauvaise journée. Nous faisons le tour des hostals, dans l’espoir de lui trouver un volontariat. Malheureusement, en saison touristique basse, aucune auberge ne recherche de volontaires. 

Nous buvons une bouteille de vin au bord du lac, et rentrons à l’auberge assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait un peu les pieds.

         Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume : après 1h30 de marche, je fais du stop pour rejoindre mon lieu de campement. 

J’avais initialement prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais cela ne sera pas possible pour moi aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure : c’est pour cette raison que ma cheville a autant gonflé.

Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, ( il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres ), j’en profite pour chanter à tue-tête. J’en profite également pour écrire quelques poèmes, dans mon carnet offert par mon amie d’enfance, avant le départ, et démarrer mon Carnet de voyage.

Quoi de plus agréable que d’écrire son Carnet de voyage dans la nature !

Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h, cela en fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid : mon sac de couchage a une température maximale de -5° ( conseils pour choisir son équipement ).

Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais j’aurai vu le joli lac !

 Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha. J’en profite pour continuer mon Carnet de voyage, au chaud.

En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des cinq prochains mois. 

En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si nous n’avons pas pu échanger nos contacts. 

Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches. Demain, je pars pour le Chili.   

À suivre : un glacier de 70 mètres de haut !

J’espère que le premier Chapitre de mon Carnet de voyage vous a plu, si c’est le cas, je vous invite à le partager, et à jeter un œil sur mes articles plus explicatifs, où je donne plein de conseils sur le voyage, les doutes que l’on peut y associer, et sa préparation !

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8 commentaires

    1. Haha merci ! J’ai clairement connu des treks plus agréables, mais j’avais pas envie d’être venue en Terre de Feu sans en voir un peu les paysages, donc j’ai pris sur moi haha !

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